J’ai battu le Tam-Tam !

Ensemble, avec Philippe Spitz, nous avons battu le tamtam en mémoire de Janine. Les trois prochains jours vont être chargés en émotion1, je transmets à tous ce que Janine m’a demandé de faire savoir.

 Extrait de mon journal : 24 avril 1995.

Janine :Ramène-moi chez moi.C’est du racket ce qu’ils ont fait.Je suis en prison, et je n’ai rien fait de mal.Je vais faire la grève de la fin.Tiens, c’est une bonne idée.Comme ça ce sera bientôt fini.Je ne suis pas une trouillarde.Et vous, vous serez des criminels.

Moi : Des criminels ?…

Janine : Pas toi. Tu es le seul à venir me voir.Mais c’est pas la peine.Je me laisse aller.

Moi : Tu te laisses aller ?

Janine : Je n’ai pas mérité cela.Mais je vais bientôt mourir.Tu feras du tamtam quand je serai morte.Tu diras ce qui s’est passé.Ça je le mérite.

Si Janine n’a pas mérité d’être malade d’Alzheimer, elle a mérité que je dise ce qui s’est passé. Je l’ai fait dans mes deux livres, La plume du silence et À l’écoute de ton visage.

Ensemble avec Philippe Spitz nous avons battu le tamtam en mémoire de Janine.

 1 voir programme du lancement national de À l’écoute de ton visage     

La Lettre de Jean Witt

Recevez les nouveaux Carnets de Jean Witt, des nouvelles de ses livres et son actualité éditoriale.

En vous inscrivant, vous acceptez de recevoir La Lettre de Jean Witt. Votre adresse e-mail est utilisée uniquement pour cet envoi. Vous pouvez vous désinscrire à tout moment grâce au lien présent dans chaque message. Consultez politique de confidentialité.

Suivre Jean Witt

Retrouvez Jean Witt, ses textes, ses vidéos et l’actualité de ses publications sur ses réseaux sociaux.

1 commentaire sur « J’ai battu le Tam-Tam ! » Add yours →

  1. nous ne les oublions pas, nos proches atteints de cette terrible maladie, devant l’immense souffrance ressentie par eux dans la perte des repères, de leurs capacités, et qu’ils ne sont plus vraiment là, il reste l’amour et ces instants magiques de communication par le toucher et la voix …Jean a magnifiquement raconté ce chemin d’accompagnement si douloureux pour lui et son épouse, mais aussi si riche d’humour et de partage. Rendons hommage à ceux qui peuvent le faire, ils en retireront la paix du coeur et ce que ces proches disparus nous laissent en héritage : un chemin intime vers eux d’abord et aussi au plus profond de nous, dans l’îlot secret de notre humanité profonde

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *