J’appelle « amis de la onzième heure » celles et ceux dont j’ai fait la connaissance grâce à mes livres et qui, entrés tardivement dans ma vie, me sont devenus aussi proches et aussi chers que certains amis de la première heure.
Pourquoi « la onzième heure » ?
L’expression vient de la parabole des ouvriers envoyés à la vigne, dans l’Évangile selon saint Matthieu. Ceux qui arrivent à la onzième heure, presque au soir, reçoivent autant que ceux qui étaient là depuis le matin.
Il en va parfois ainsi de l’amitié : certaines rencontres arrivent tard et prennent pourtant immédiatement une place essentielle.
Des amitiés nées des livres
Après la publication de La plume du silence en 2007, puis sa traduction en allemand, et celle de À l’écoute de ton visage en 2016, des lecteurs m’ont écrit. Certaines de ces correspondances se sont prolongées, des rencontres ont eu lieu et, peu à peu, des amitiés sont nées.
Ce sont elles que j’appelle aujourd’hui mes amis de la onzième heure : arrivés tard dans ma vie, mais devenus aussi chers que ceux qui étaient là depuis longtemps.
Quelques-uns de ces visages

Gabriel Ringlet
Prêtre, écrivain, journaliste et universitaire belge, Gabriel Ringlet est membre de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique. Il a longtemps enseigné à l’Université catholique de Louvain et son travail accorde une place importante à l’écriture, à la spiritualité et à l’accompagnement en fin de vie.
Avec Jean Witt, le lien s’est aussi noué par les livres : Gabriel Ringlet a préfacé À l’écoute de ton visage.

Anne Mounic
Poète, peintre, essayiste et universitaire, Anne Mounic (1955–2022) a enseigné la littérature anglaise à la Sorbonne Nouvelle. Son œuvre a mêlé poésie, récit, traduction, peinture et gravure, avec une attention particulière à Claude Vigée et à son œuvre.
Avec Jean Witt, une longue correspondance s’est nouée au fil des années, faite de lettres, de réflexions, d’images et de créations partagées..

Jean-Paul Vesco
Dominicain, ancien avocat devenu prêtre, Jean-Paul Vesco est archevêque d’Alger et cardinal. Il a rejoint l’Ordre des Prêcheurs en 1995, a été ordonné prêtre en 2001, puis a exercé une grande partie de son ministère en Algérie, à Tlemcen, Oran puis Alger. Il a également été prieur provincial des Dominicains de France.
Avec Jean Witt, le lien s’inscrit d’abord dans une même famille dominicaine et dans une proximité de parcours spirituel.

Dominique Fonlupt
Journaliste à l’hebdomadaire La Vie, Dominique Fonlupt a également exercé des responsabilités de rédaction en chef adjointe. De 2012 à 2023, elle a dirigé l’association Les Amis de La Vie, réseau de lecteurs qui organise rencontres, débats et temps de réflexion à travers la France.
Jean Witt est lui-même membre des Amis de La Vie – Strasbourg. Au-delà de cette appartenance commune, une correspondance personnelle s’est nouée entre Jean et Dominique Fonlupt, prolongeant les échanges nés autour de La Vie, de la foi, de la société et de la transmission.

Anne Miguet
Écrivaine, poète et professeure agrégée de mathématiques en classes préparatoires aux grandes écoles, Anne Miguet explore dans ses livres la mémoire, les liens familiaux, la nature et la spiritualité. Son œuvre comprend notamment Le psaume et le poème, né de sa rencontre avec René Char et de sa lecture de la Bible, La Belette, Autobiographie de la main et, plus récemment, Ma mère, ma vive, ma louve.
Son amitié avec Jean Witt est née en 2007, à la parution de La plume du silence. Jean l’a lui-même décrite comme « une amie » rencontrée grâce à ce premier livre. Depuis, leurs échanges se sont nourris de leurs lectures et de leurs écritures respectives, dans une proximité littéraire et spirituelle qui fait pleinement d’Anne une de ces amies de la onzième heure.

Mechthild Falk
Pasteure protestante retraitée (Pfarrerin i. R.), Mechthild Falk vit dans le Brandebourg. Elle a exercé pendant de nombreuses années à Jüterbog et reste engagée dans l’accueil et l’accompagnement des personnes réfugiées.
Elle a découvert Jean Witt à travers la traduction allemande de La plume du silence, Feder der Stille. De cette première lecture est née une amitié durable. Mechthild et Jean se rencontrent régulièrement, tantôt chez Jean à Weitbruch, tantôt chez elle en Allemagne, et entretiennent des échanges très fréquents, nourris de lectures, de conversations et d’une réelle proximité spirituelle et amicale.

Claire Demerliac
Engagée de longue date auprès des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et de leurs proches, Claire Demerliac a été membre du conseil d’administration de France Alzheimer et active au sein de l’Association Alzheimer Le Havre Pays de Caux.
Elle a notamment contribué aux réflexions sur l’éthique, le langage et la dignité des personnes malades, en interrogeant les mots employés pour parler de la maladie, du soin et de l’accompagnement.
Avec Jean Witt, le lien s’est noué autour de cette même attention portée à la personne au-delà de la maladie, puis s’est prolongé dans l’amitié et la correspondance.

Michèle Brisset
Ancienne infirmière, formatrice et elle-même ancienne aidante, Michèle Brisset est engagée depuis de nombreuses années dans l’accompagnement des proches aidants. Elle est à l’origine, avec d’autres, de l’association ASDEPAL, dont elle est présidente, et qui œuvre notamment au développement de solutions de répit pour les aidants.
Sa rencontre avec Jean Witt s’est naturellement faite autour de l’expérience de l’aidance. Michèle l’a longuement interrogé sur les années durant lesquelles il a accompagné son épouse Janine, atteinte de la maladie d’Alzheimer. De ces échanges est née une collaboration autour de Devenir aidant, mais aussi une relation d’amitié nourrie par une même attention à la personne, à l’accompagnement et à la dignité.

Liẽn N’Guyen
Le lien entre Liẽn N’guyen et Jean Witt est né de La plume du silence. Depuis, une relation profonde s’est construite entre eux, faite d’échanges réguliers, d’écoute et de confiance.
Installée à Genève, Liẽn a longtemps travaillé à l’Université de Genève, notamment comme assistante du Recteur, après avoir auparavant exercé à la Direction de la protection des mineurs.
Son histoire personnelle est marquée par un placement, à l’adolescence, dans une institution du Bon Pasteur, où elle a subi de graves violences. Après des décennies de silence, elle a témoigné à visage découvert dans le documentaire de France 2 Affaires sensibles – Les filles oubliées du Bon Pasteur. Jean l’a accompagnée avec beaucoup de bienveillance dans ce difficile travail de mémoire.
Les mots de Jean
Jean raconte lui-même ce qu’il appelle ses « amis de la onzième heure » : ces rencontres arrivées tard dans sa vie et devenues, avec le temps, aussi précieuses que certaines amitiés anciennes. Les amis de la onzième heure — Les mots de Jean #3